Lusitanien blanc sur fond brun

Le Lusitanien

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Toisée au garrot à l’âge de 6 ans

  • Femelle: 1m55 (moyenne)
  • Mâle: 1m60 (moyenne)

Robe

Les plus fréquentes sont la grise et la baie (marron, brun rougeâtre, fauve).

Epaule

Longue, ample, oblique et bien musclée.

Encolure

De longues moyenne, courbée, crinière fournie mais crins fins.
L’attache est étroite à la tête et large à la base, bien insérée dans les épaules, sortant du garrot sans marque de dépression.

Garrot

Bien détaché et long, liant harmonieusement le dos et encolure, légèrement plus élevé que la croupe. Chez les mâles, il est souvent enrobé de graisse, mais il se détache toujours bien des épaules.

Rein

Court, large, musclé, légèrement convexe, bien relié au dos et à la croupe avec lequels il forme une ligne continue et parfaitement harmonieuse.

Dos

Bien dirigé, à tendance horizontale, servant de trait d’union entre le garrot et le rein.

Thorax

Bien développé, ample et profond, aux côtés légèrement arquées, d’insertion oblique dans la colonne vertébrale présentant un flanc court et rond.

Poitrail

Ampleur moyenne, profond et musclé.

Tête

Bien proportionnée, de taille moyenne, mince et sèche, mâchoires peu développées et joues relativement longues, profil légèrement subconvexe, front légèrement bombé (s’élevant entre les arcades sourcilières), yeux elliptiques, grands, au regard vif, expressifs et confiants. Les oreilles sont de taille moyenne, fines, minces et expressives. 

Croupe

Puissante et ronde, bien proportionnée, légèrement oblique, aussi longue que large, au profil convexe et harmonieux, avec les pointes des hanches peu marquées, donnant à la croupe une section transversale elliptique. La queue s’attache dans le prolongement de la courbure de la croupe et présente des crins soyeux, longs et abondants. 

Tendances naturelle à la concentration et aux exercices de Haute-Ecoles, grand courage et enthousiasme dans les exercices de « Gineta » (combat, chasse, tauromachie, gardiennage de troupeaux, etc…).

Noble, généreux et ardent mais toujours docile et soumis.

Agiles et élevées, projetées en avant, souples et très confortables pour le cavalier.  

Les bras sont bien musclés et inclinés de façon harmonieuse; avant-bras bien d’aplomb et musclés; genoux secs et larges; cannons plutôt longs et secs aux tendons bien marqués; boulets secs et relativement longs et obliques; sabots de bonne constitution, bien formés et proportionnés, aux talons peu ouverts et à la couronne peu marquée; fesse courte et convexe; cuisse musclée, plutôt courte, dirigée de façon à ce que la rotule se trouve à la verticale de la pointe de la hanche; jambe plutôt longue, plaçant la pointe du jarret verticalement par rapport à la pointe de la fesse; jarrets, forts et secs; les membres postérieurs présentent des angles relativement fermés.

Ensemble harmonieux,
(poids +- 500kg); de moyenne dimension, subconvexe (formes arrondies), la silhouette pouvant s’inscrire dans un carré.

  • Tête et encolure : 1,0
  • Epaule et garrot : 1,0
  • Poitrail et flanc : 1,0
  • Dos et rein : 1,5
  • Croupe : 1,0
  • Membres : 1,5
  • Ensemble du modèle : 1,5
  • Allures : 1,5

Des sources historiques soulignent que les ancêtres des Lusitaniens étaient parentés aux Sorraia’s, qui vivaient sur la péninsule ibérique il y a environ 25 000 ans.

Il y a des soupçons que pendant la dernière période glaciaire les chevaux ibériques auraient traversés la mer Méditerranée – séchée à l’époque – et y auraient constitués les bases des chevaux berbères. En toute probabilité, il a dû y avoir un échange de gènes entre les chevaux nord-africains et ibériques à l’époque.

Après la dernière période glaciaire – lorsque la mer Méditerranée s’est à nouveau remplie – les Sorraia’s seraient restées isolées dans la région d’Algarve-Alentejo et d’Andalousie pendant des milliers d’années.

Les historiens pensent qu’à environ 4000 Av. Chr., les populations locales auraient utilisé ces chevaux à des fins de guerre conduisant bien plus tard aux cavaliers et chevaux célèbres de la péninsule ibérique.

Vers 3000 Av Chr., les troupes ibériques ont envahi la péninsule en y donnant son nom. Les Celtes et les Phéniciens les ont suivis et ont amené des chevaux à destination et en provenance du Moyen-Orient.

Tout comme les Ibères, les Celtes se sont intégrés et se sont intensément engagés dans l’équitation et l’élevage de chevaux, qui sont rapidement devenus connus dans toute l’Europe, tout comme leurs cavaliers.

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Des Grecs comme Homère et Xénophon les ont décrits et loués leurs exploits. Xénophon, considéré comme le fondateur de l’équitation classique, a salué les compétences des Hispaniques et de leurs chevaux. Dans de nombreuses guerres, ils dévoilaient leurs talents et capacités : tout comme les toreros actuels, les cavaliers tournaient, pirouettaient, arrêtaient et retiraient leurs chevaux avec beaucoup de facilité pour ensuite se lancer dans une nouvelle attaque. Cette tactique de guerre n’était possible qu’avec des chevaux rapides, très agiles et flexibles. Les Romains se sont inspirés pour leur style de cavalerie largement sur l’approche militaire ibérique. Après avoir occupé la péninsule ibérique, ils ont utilisé de nombreux chevaux ibériques pour élever des chevaux de cavalerie.

Après que les Maures avaient été chassés, des chevaux ibériques ont été transportés en bateau en début du 16ème siècle en Amérique pour aider les Conquistadores dans leurs conquêtes. Ces chevaux sont donc également à l’origine de toutes les races de chevaux d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud; étant donné que les chevaux avaient disparus à travers toute l’Amérique des milliers d’années auparavant.

Au XVIIe siècle, les chevaux ibériques étaient à l’origine des nombreuses races de chevaux baroques, qui étaient utilisées servaient les grandes écoles d’équitation traditionelles en France, en Autriche, au Danemark, en Allemagne et en Belgique.

Cette longue histoire d’une race qui n’a guère changé au cours des siècles est une bonne indication de la continuité dans son élevage focalisant les caractéristiques communes à la fois d’un cheval de guerre, de tauromachie ou de grande école. Cela a conduit à des chevaux courageux qui ne sont guère distraits de leur travail avec facilité et plaisir.

Le Lusitanien doit son nom à la Lusitania, nom latin du Portugal.

Toutes les races ibériques, y compris l’Andalou et l’Alter Real, partagent les mêmes origines, mais se sont développées selon des lignées différentes en fonction de leur habitat géographique. Les Lusitaniens et les Andalous en particulier ont de nombreuses similitudes, bien que le premier ait parfois une tête de bélier un peu plus marqué et une croupe plus inclinée avec un jeu de queues plus long. Le Lusitanien serait le plus pur des deux races, car il n’aurait pratiquement aucune influence extérieure. Le plus notable serait le manque de sang arabe – bien que ceci soit mis en doute par plusieurs – qui a été présenté à l’Andalou pour produire un cheval avec une tête plus fine et plus petite. Les éleveurs portugais du Lusitanien n’ont pas adhéré à cette approche et sont restés fidèles à leurs reproducteurs initiaux.

Les concours de modèles et allures ont pour objectifs de comparer les chevaux aux standards de la race aussi bien vis avis du modèle que des allures.

Les éleveurs ou propriétaires de lusitaniens peuvent participer à ces concours.

Des juges formés par le berceau d’origine procèdent à la ponctuation du modèle et des allures.

Les chevaux mâles ou femelles (1 à 3 ans compris) sont présentés en main autour d’un triangle de 25 m de côté au pas, au trot et au galop pour les chevaux de 3ans; à partir de 4 ans ils sont vus montés aux trois allures.

L’ABEL organise chaque année un Championnat.

Pour les chevaux en main, faire appel à un présentateur professionnel vous donnera plus de chances de performer. Si vous souhaitez le faire vous-même un travail de préparation préalable d’au moins un mois est généralement nécessaire.
De même, pour les chevaux montés, si vous n’êtes pas cavalier, le recours a un professionnel est indispensable pour mettre en valeur votre cheval.

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